Sorties de la semaine | 15.04.2026

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13 avril 2026 | Meryl Moser, directrice

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GOOD LUCK, HAVE FUN, DON'T DIE

Sortie dans les salles de cinéma
| Montreux |

« Titre en forme de blague, film en forme de grand chaos : difficile de ne pas être intrigué... »
 

Good Luck, Have Fun, Don’t Die part d’une idée franchement réjouissante : un homme venu du futur débarque dans un diner de Los Angeles et tente de convaincre une poignée de clients ordinaires de l’aider à sauver le monde. Dit comme ça, on sent déjà le terrain de jeu : de la science-fiction, de l’absurde, de l’action, et surtout un vrai goût pour le dérapage.

Derrière la caméra, Gore Verbinski semble s’amuser avec un récit qui mélange aventure, humour noir et inquiétudes très actuelles autour de l’intelligence artificielle. Le ton paraît volontairement déjanté, mais pas vide pour autant : sous son énergie de film foutraque, Good Luck, Have Fun, Don’t Die joue aussi avec nos peurs contemporaines, notre dépendance à la technologie et une forme de malaise bien réel face au monde qui se dessine.

Porté par Sam Rockwell, entouré notamment de Haley Lu Richardson, Juno Temple et Michael Peña, le film semble trouver sa force dans ce mélange entre casting attachant, imagination sans frein et plaisir du grand n’importe quoi bien tenu. Les premiers retours ont d’ailleurs salué son inventivité et son ton à part, entre satire, délire de science-fiction et pur divertissement.

Un film étrange, nerveux et visiblement très libre, qui devrait plaire à celles et ceux qui aiment les propositions un peu bancales sur le papier, mais capables de devenir de vrais objets de cinéma une fois lancées.

#GoodLuckHaveFunDontDie #GoreVerbinski #SamRockwell #ScienceFiction #ComédieNoire #IA

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WEDDING NIGHTMARE : 2EME PARTIE

Sortie dans les salles de cinéma
| Aigle |

« Le jeu reprend, et cette fois il s’annonce encore plus cruel, plus déjanté et plus jubilatoire. »
 

Ready or Not 2: Here I Come relance l’univers du premier film juste après la nuit infernale vécue par Grace. Toujours interprétée par Samara Weaving, elle se retrouve cette fois entraînée dans une nouvelle partie mortelle, avec sa sœur à ses côtés, face à plusieurs grandes familles prêtes à tout pour le pouvoir. Le film semble donc reprendre ce qui faisait le sel du premier : un mélange de survie, d’absurde et de violence réjouissante, avec un vrai goût pour le chaos.

Autour de Samara Weaving, on retrouve notamment Kathryn Newton, Sarah Michelle Gellar, Elijah Wood et David Cronenberg, dans un casting qui renforce encore le potentiel fun et mordant du projet. Derrière la caméra, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett restent aux commandes, ce qui laisse espérer une suite fidèle à l’esprit du premier film : nerveuse, irrévérencieuse, sanglante, mais toujours portée par un vrai sens du rythme et du décalage.

Le film semble vouloir élargir le terrain de jeu, pousser plus loin la satire des puissants et retrouver ce ton si particulier entre horreur, humour noir et grand n’importe quoi assumé. Pour celles et ceux qui avaient aimé l’énergie féroce du premier volet, Ready or Not 2: Here I Come a tout pour être une suite aussi drôle que sauvage.

Une comédie horrifique nerveuse, insolente et pleine de panache, à découvrir pour son univers, son casting et son plaisir évident à tout faire déraper.

#WeddingNightmare #DeuxiemePartie #ReadyOrNot2 #HereICome #SamaraWeaving #SarahMichelleGellar #ElijahWood #Horreur #ComédieNoire 

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LE RÉVEIL DE LA MOMIE

Sortie dans les salles de cinéma
| Montreux |

« Cette fois, pas d’aventure exotique ni de grand spectacle à l’ancienne : la momie revient sous une forme bien plus inquiétante. »
 

Le Réveil de la momie semble prendre le mythe à contre-pied. Ici, l’histoire suit une famille bouleversée par la réapparition d’une fillette disparue huit ans plus tôt dans le désert égyptien. Ce qui devrait être un miracle tourne peu à peu au cauchemar, dans un film qui délaisse le souffle d’aventure pour miser sur l’angoisse, le mystère et une horreur beaucoup plus intime.

Ce qui intrigue justement, c’est ce choix de ne pas refaire une version spectaculaire et classique du personnage. Après Evil Dead Rise, Lee Cronin paraît vouloir ramener la figure de la momie vers quelque chose de plus dérangeant, plus charnel, presque plus proche du drame familial contaminé par l’horreur. Le film semble jouer sur la perte, le retour impossible et cette peur très profonde de retrouver un être aimé sans être certain que ce soit vraiment lui.

Porté notamment par Jack Reynor et Laia Costa, ce nouveau chapitre s’annonce donc moins comme un film de monstres traditionnel que comme une descente progressive dans l’inacceptable. C’est sans doute ce qui le rend aussi intéressant : derrière un titre très connu, tout laisse penser à une relecture plus sombre, plus nerveuse et plus moderne du mythe.

Le Réveil de la momie pourrait bien surprendre celles et ceux qui attendent une simple résurrection de franchise. Ici, tout semble annoncer une version plus troublante, plus brutale et bien plus cauchemardesque de la momie.

#LeRéveilDeLaMomie #TheMummy #LeeCronin #Horreur #FilmDHorreur #Thriller

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JUSTE UNE ILLUSION

Sortie dans les salles de cinéma
| Vevey | Aigle | Monthey | Martigny | Orbe | La Sarraz |

« Entre les disputes des adultes, les premiers élans du cœur et les questions qu’on n’ose pas toujours poser, il y a cet âge fragile où tout semble plus intense. »
 

Juste une illusion nous ramène en 1985 et suit Vincent, un garçon de douze ans qui grandit dans une famille de classe moyenne en région parisienne, entre un grand frère distant, des parents en conflit et les premiers bouleversements de l’adolescence. À cet âge où l’on n’est plus vraiment un enfant sans encore savoir ce que l’on devient, le film explore les doutes, les liens familiaux, l’amitié, la religion et les premiers émois amoureux.

Le projet attire d’emblée l’attention parce qu’il réunit Olivier Nakache et Éric Toledano, un duo qui sait filmer les rapports humains avec chaleur et finesse, sans perdre le sens du rythme. Porté par Louis Garrel, Camille Cottin et Pierre Lottin, le film semble prendre un chemin plus intime, plus doux-amer aussi, autour de cette période de la vie où tout peut paraître à la fois banal et immense.

Ce qui donne envie ici, c’est cette promesse d’un film sensible, ancré dans une époque précise mais traversé par des questions très universelles. Juste une illusion pourrait bien toucher celles et ceux qui aiment les récits d’enfance et d’adolescence, les films de famille, et ces histoires qui parlent avec délicatesse du moment où le regard sur le monde commence à changer.

Un film qui s’annonce tendre, vivant et profondément humain, à découvrir pour son époque, ses interprètes et cette manière de saisir les fragilités de l’adolescence sans en faire trop.

#JusteUneIllusion #NakacheToledano #LouisGarrel #CamilleCottin #PierreLottin #CinémaFrançais #ComédieDramatique

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YELLOW LETTERS

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| Vevey | 

« Un film tendu, intime et politique, qui transforme une vie ordinaire en combat silencieux. »
 

Yellow Letters suit un couple d’artistes turcs, Derya et Aziz, dont l’existence bascule après avoir été visés par l’arbitraire de l’État. Privés de travail, déstabilisés dans leur vie familiale et sociale, ils doivent tout réinventer alors que leur couple vacille à son tour.

Ce qui donne au film sa force, c’est justement cette manière de montrer comment une violence politique diffuse finit par contaminer la sphère privée. Yellow Letters ne repose pas sur le spectaculaire, mais sur l’usure, la peur, les compromis, et tout ce que le pouvoir peut fissurer dans une famille. Le sujet est grave, mais le film semble le traiter avec une vraie intensité humaine, en gardant le spectateur au plus près des personnages plutôt qu’à distance d’un simple discours.

Le film a d’ailleurs été fortement remarqué dès sa présentation à la Berlinale 2026, où il a remporté l’Ours d’or, ce qui en fait immédiatement un titre à surveiller de près pour les amateurs de cinéma d’auteur contemporain. Cette reconnaissance nourrit naturellement l’attente autour du film, d’autant qu’İlker Çatak était déjà très suivi après La Salle des profs. Ici, il semble poursuivre un cinéma engagé, tendu et profondément ancré dans les rapports humains.

Entre drame familial, regard politique et émotion contenue, Yellow Letters s’annonce comme une œuvre forte, exigeante mais accessible, portée par un vrai souffle de cinéma. Un film à découvrir pour sa gravité, sa précision et sa manière de faire résonner l’intime avec le monde qui l’entoure.

#YellowLetters #OursdOr #IlkerCatak #Drame #Berlinale #CinémaDAuteur

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FRONTALIERS SABOTAGE

Sortie dans les salles de cinéma
| Vevey |

« Quand le chocolat suisse devient une affaire d’État, le sérieux n’a plus vraiment sa place. »
 

Avec son point de départ totalement absurde, Swiss Sabotage annonce tout de suite la couleur : un criminel italien menace d’altérer le goût du chocolat suisse, et une unité spéciale est envoyée pour éviter la catastrophe. Derrière cette idée délicieusement farfelue, le film joue clairement la carte de la comédie populaire, du décalage et de l’autodérision, avec un goût assumé pour les clichés helvétiques poussés juste ce qu’il faut pour faire rire.

Tout laisse penser à une comédie familiale vive, accessible, et très ancrée dans un humour de frontière, d’identité et de choc culturel, avec cette petite folie qui peut rendre le projet particulièrement sympathique en Suisse.

Swiss Sabotage semble moins chercher la finesse que le plaisir de jeu, le rythme et le côté mission improbable menée très au sérieux dans un monde qui, lui, ne l’est pas du tout. Un film qui pourrait bien trouver son charme dans son humour local, son énergie et son sens du non-sens.

Une comédie suisse décalée, festive et volontiers absurde, à découvrir pour son idée de départ aussi improbable que réjouissante.

#SwissSabotage #ComédieSuisse #Cinéma #FilmFamilial #Humour #AlbertoMeroni

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