Sorties de la semaine | 14.01.2026
GREENLAND : MIGRATION
Sortie dans les salles de cinéma
Aigle | Montreux | Vevey
« Survivre était une première étape. Trouver un avenir en est une autre. »
La suite du film catastrophe Greenland s’éloigne du simple compte à rebours apocalyptique pour explorer l’“après”. Le danger immédiat est passé, mais le monde, lui, est profondément transformé. Le film s’intéresse à ce moment rarement montré au cinéma : celui où survivre ne suffit plus, où il faut décider comment et où continuer à vivre.
Gerard Butler retrouve son personnage avec une gravité plus marquée encore. Moins dans l’action pure, il incarne un homme usé, confronté à des choix impossibles dans un monde instable. À ses côtés, Morena Baccarin apporte une présence essentielle, ancrée dans l’émotion et la lucidité, donnant au récit une véritable dimension familiale et humaine.
Sous la direction de Ric Roman Waugh, le film conserve une tension constante tout en adoptant un regard plus ample. Greenland 2 : Migration parle de déplacements forcés, de frontières mouvantes, de communautés en reconstruction. La catastrophe n’est plus seulement naturelle : elle devient sociale, politique, morale. Le film questionne la solidarité, la peur de l’autre, et la fragilité des équilibres quand tout est à rebâtir.
La mise en scène privilégie une approche réaliste, presque rugueuse. Les paysages dévastés, les zones de transit, les lieux temporaires deviennent des espaces de tension où se joue l’avenir de l’humanité. Le film ne cherche pas le spectaculaire à tout prix, mais une forme de crédibilité émotionnelle, rendant chaque décision lourde de conséquences.
Greenland 2 : Migration est un film catastrophe qui assume pleinement son évolution : moins de destruction immédiate, plus de réflexion sur ce que signifie reconstruire après l’effondrement. Un cinéma de genre solide, porté par des personnages crédibles, qui transforme la survie en question de responsabilité collective.
Un film tendu, humain, et étonnamment actuel.
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28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS
Sortie dans les salles de cinéma
Aigle | Vevey
« Le monde a survécu… mais à quel prix ? »
La saga culte entamée au début des années 2000 prend un virage plus sombre, plus radical encore. Ici, il ne s’agit plus seulement de survie face à une infection, mais de ce qu’il reste de l’humanité après des décennies d’effondrement. Le film regarde un monde qui a continué à avancer ou à se déformer, longtemps après la catastrophe.
Le ton est plus grave, presque funèbre. The Bone Temple s’intéresse aux sociétés qui se sont reconstruites sur les ruines, aux croyances qui émergent quand les repères ont disparu, et à la manière dont la violence finit par se ritualiser. Le titre n’est pas anodin : le film explore un univers où la mort est devenue un langage, un symbole, parfois même un socle culturel.
La mise en scène privilégie une atmosphère oppressante, tendue, où chaque espace semble chargé de mémoire. Le danger ne vient pas seulement de l’infection, mais des hommes eux-mêmes, de ce qu’ils ont accepté de devenir pour continuer à vivre. Le film abandonne toute illusion héroïque pour proposer un regard brutal, presque nihiliste, sur la survie à long terme.
Les personnages évoluent dans un monde où l’espoir est rare, mais jamais totalement absent. Le film joue sur cette ligne fragile : entre résignation et résistance, entre adaptation et renoncement. "28 ans plus tard : Le temple des mort2 ne cherche pas à rassurer, il confronte. Il pose une question simple et glaçante : peut-on encore parler d’humanité quand tout ce qui la définissait a disparu ?
Ce nouvel opus s’inscrit dans l’ADN de la saga tout en l’élargissant. Moins dans la course que dans la contemplation de l’après, le film propose une expérience intense, dérangeante, profondément pessimiste mais lucide.
Un film de genre ambitieux, qui dépasse largement le simple récit post-apocalyptique pour devenir une réflexion sombre sur la mémoire, la violence et la transmission dans un monde brisé.
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LA PIRE MÈRE AU MONDE
Sortie dans les salles de cinéma
Aigle | Montreux | Monthey
« Aimer sa fille, c’est parfois apprendre à lâcher prise… même quand ça fait mal.»
Le film choisit la voie délicate de la comédie dramatique pour explorer une relation mère-fille aussi tendue qu’attachante. Loin des caricatures, il propose un regard nuancé sur une maternité envahissante, maladroite, parfois étouffante, mais jamais dénuée d’amour.
Muriel Robin incarne une mère excessive, intrusive, persuadée de bien faire, quitte à franchir sans cesse les limites. Un personnage à la fois drôle et profondément touchant, que l’actrice porte avec une grande précision. Son jeu oscille constamment entre humour, inquiétude et fragilité, donnant au film une tonalité juste, souvent inconfortable mais toujours humaine.
Face à elle, Louise Bourgoin apporte une énergie essentielle. Elle incarne une fille en quête d’autonomie, tiraillée entre l’envie de s’émanciper et le poids d’un lien maternel trop présent. Leur duo fonctionne pleinement parce qu’il repose sur une tension crédible, nourrie de non-dits, de maladresses et de cette affection qui survit malgré les conflits.
La critique a souvent souligné l’équilibre du film entre légèreté et gravité. La pire mère au monde parvient à faire sourire tout en abordant des thèmes sensibles : la dépendance affective, la difficulté de laisser partir ses enfants, la peur du vide quand le rôle de mère devient moins central. Le film n’accuse pas, ne moralise pas, il observe, avec bienveillance et lucidité.
La mise en scène privilégie le rythme et les situations du quotidien, laissant émerger l’émotion sans jamais l’appuyer. C’est dans ces instants ordinaires, parfois absurdes, parfois douloureux, que le film trouve sa force. On rit, on grince un peu, et l’on se reconnaît souvent.
La pire mère au monde est une comédie dramatique sensible et intelligente, portée par deux actrices parfaitement accordées. Un film qui parle de séparation, d’attachement et de ce moment délicat où aimer, c’est accepter de ne plus tout contrôler.
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MON AMI BARRY
Sortie dans les salles de cinéma
Aigle | La Sarraz | Martigny | Monthey | Orbe | Vevey
« Une amitié inattendue peut parfois tout changer. »
Avec Mon ami Barry, le cinéma suisse propose un film délicat et lumineux, qui s’adresse autant aux plus jeunes qu’aux adultes. Ancré dans un regard profondément humain, le film explore l’enfance, la solitude et l’ouverture au monde à travers une amitié singulière, à la fois simple et pleine de sens.
Le récit adopte le point de vue d’un enfant, avec une grande justesse. Sans jamais infantiliser son propos, le film capte cette période fragile où l’on apprend à apprivoiser ses émotions, à créer des liens, et à comprendre ce qui nous entoure. Barry n’est pas seulement un compagnon inattendu : il devient une présence rassurante, un repère, parfois même un refuge face aux bouleversements du quotidien.
La mise en scène privilégie la douceur et l’observation. Le film avance à hauteur d’enfant, laissant toute sa place aux gestes simples, aux silences, à l’émerveillement. Le regard porté sur la nature, sur le vivant, et sur les relations humaines reflète une sensibilité très juste, caractéristique d’un cinéma suisse attentif aux détails et à l’authenticité.
Mon ami Barry parle de différence, d’écoute et de respect, sans jamais appuyer son message. Il rappelle que l’amitié peut naître là où on ne l’attend pas, et qu’elle a parfois le pouvoir d’aider à grandir, à se réparer, ou simplement à mieux comprendre le monde.
Un film tendre et bienveillant, qui fait du bien par sa simplicité et sa sincérité. Une belle proposition de cinéma suisse, à découvrir en famille, qui laisse une trace douce et apaisante.
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L'AGENT SECRET
Sortie dans les salles de cinéma
Martigny | Orbe | Vevey
« Une amitié inattendue peut parfois tout changer. »
Avec L’Agent secret, Kleber Mendonça Filho signe un film dense et magnétique, à la croisée du thriller politique et du portrait intérieur. Fidèle à son cinéma précis et engagé, le réalisateur brésilien explore les zones grises du pouvoir, de la surveillance et de l’identité, dans un récit où la tension naît autant de ce qui est dit que de ce qui reste caché.
Le film repose sur une interprétation centrale remarquable de Wagner Moura. Il incarne un agent pris dans un jeu de rôles permanent, où la frontière entre mission professionnelle et engagement personnel se trouble peu à peu. Son jeu, tout en retenue, fait exister un personnage habité par le doute, la peur de l’exposition et la fatigue morale d’un monde où la loyauté n’est jamais simple.
La mise en scène de Mendonça Filho est d’une grande rigueur. Les espaces urbains, les intérieurs feutrés, les lieux de passage deviennent des terrains d’observation et de méfiance. La caméra scrute, attend, laisse monter l’inquiétude. Le suspense n’est jamais tapageur : il s’installe lentement, nourri par une atmosphère de surveillance constante et de menaces diffuses.
L’Agent secret ne se contente pas de raconter une histoire d’espionnage. Le film interroge le prix à payer pour l’information, le poids des secrets, et la manière dont un système finit par broyer ceux qui le servent. Il parle aussi de solitude, d’exil intérieur, et de la difficulté à rester intègre dans un monde traversé par la corruption et la peur.
Exigeant, tendu, profondément politique sans jamais être démonstratif, L’Agent secret s’impose comme un thriller d’auteur puissant, porté par un regard lucide et une mise en scène maîtrisée. Un film qui capte l’attention, trouble durablement, et confirme Kleber Mendonça Filho comme l’un des cinéastes majeurs de sa génération.
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BUEN CAMINO
Sortie dans les salles de cinéma
Vevey
« Le chemin comme expérience intérieure. »
Marcher, un pas après l’autre. Laisser le monde derrière soi pour mieux se retrouver.
Buen Camino n’est pas seulement un film sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle : c’est une immersion sensible dans ce que signifie partir, avancer, douter et transformer son regard.
Au fil des kilomètres, le film capte les visages, les silences et les rencontres qui jalonnent le chemin. Des inconnus venus d’horizons très différents partagent la même route, portés par des motivations multiples : quête spirituelle, besoin de rupture, défi personnel ou simple curiosité. Peu à peu, les pas se synchronisent, les histoires se croisent, et le chemin devient un espace de confidences et de révélations.
Sans jamais forcer le discours, Buen Camino laisse la place à l’humain. À travers une mise en scène sobre et attentive, le film montre comment la marche agit comme un révélateur : elle fatigue les corps mais libère les paroles, elle ralentit le temps et ouvre un espace propice à l’introspection. Chaque étape est une petite victoire, chaque horizon un rappel de l’essentiel.
Plus qu’un récit de voyage, Buen Camino est une invitation à ralentir, à écouter, à accepter l’incertitude du chemin. Un film qui résonne longtemps après la dernière image, et qui donne, peut-être, l’envie de lacer ses chaussures et de partir à son tour.
Buen Camino. Deux mots simples, chargés de sens, pour un film profondément humain.
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